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Une sécurité fondée sur la précision technique

RPSIGN associe des contrôles de sécurité déjà intégrés à la plateforme à une architecture de preuves préparée pour différentes modalités de signature électronique. Cette page distingue les contrôles administratifs existants, les ressources qui dépendent de la modalité utilisée et les intégrations qui exigent une mise en œuvre spécifique, un prestataire contracté ou une validation technique.

Architecture

Contrôles techniques et intégrité des enregistrements

La sécurité se construit par couches. Aucun mécanisme isolé n’élimine tous les risques ; l’objectif est de réduire l’exposition, restreindre les accès, préserver le contexte et permettre la détection des incohérences.

Ledger cryptographique chaîné

Les événements pertinents sont enregistrés dans un ledger par organisation et reliés par des condensats SHA-256. Les modifications incompatibles avec la séquence attendue peuvent être détectées par vérification de la chaîne. Le chaînage, à lui seul, n’empêche pas un acteur disposant d’un contrôle total du stockage de tenter de recalculer les enregistrements et les hashes.

Checkpoints authentifiés

L’état du ledger peut être résumé dans des checkpoints versionnés authentifiés par HMAC-SHA-256. HMAC renforce la vérification de l’intégrité et de l’authenticité du checkpoint, mais ne constitue ni une signature numérique ni un horodatage délivré par une Autorité d’Horodatage.

Politiques versionnées et documents immuables

Les politiques sont versionnées afin de préserver l’ensemble des règles associées à chaque opération. Les documents et versions sont modélisés pour rester immuables, évitant qu’une version ultérieure remplace silencieusement un contenu précédemment enregistré.

Authentification administrative robuste

Les comptes administratifs utilisent un MFA/TOTP obligatoire, des codes de récupération, des sessions protégées par des jetons opaques, la rotation et la révocation, ainsi qu’un contrôle d’accès RBAC refusé par défaut et une isolation par organisation. Ces contrôles protègent l’administration de la plateforme et ne valent pas authentification ou identification du signataire.

Architecture de preuves

La plateforme a été structurée pour associer événements, politiques, versions documentaires et preuves techniques au flux correspondant. Le contenu effectivement disponible dans chaque opération dépend de la modalité utilisée, des contrôles activés et des intégrations techniquement validées et activées pour ce flux.

Confidentialité intégrée à l’architecture

La conception de la plateforme retient comme critères la finalité, la nécessité, la minimisation, le contrôle d’accès, une conservation définie et la séparation par organisation. Les ressources impliquant des données sensibles exigent une évaluation supplémentaire des risques, de la proportionnalité et des garanties.

Ledger, checkpoints et ancrage externe

Le hash chaining permet de détecter les incompatibilités de la chaîne, mais n’offre pas à lui seul une résistance absolue à une compromission totale de la base de données et des clés de l’application. Les checkpoints authentifiés ajoutent une couche de vérification. Afin d’accroître la résistance à une compromission complète de l’environnement, l’architecture prévoit un ancrage vers une destination externe indépendante ; cette destination doit être définie et opérationnelle avant d’être présentée comme un contrôle actif de production.

Preuves électroniques

Signature sans certificat numérique

Une signature électronique sans certificat ICP-Brasil peut réunir différentes preuves d’auteur, de manifestation de volonté et d’intégrité. La qualification juridique dépend de l’ensemble technique réellement utilisé dans chaque opération — et non du seul nombre d’étapes de vérification.

Couches pouvant composer un flux

  • vérification par e-mail, SMS ou WhatsApp ;
  • validation du CPF brésilien et validation documentaire ;
  • géolocalisation, lorsqu’elle est autorisée par l’appareil ;
  • données techniques de l’appareil et de la session ;
  • selfie, biométrie faciale et détection de présence ;
  • enregistrements de date et d’heure et historique des événements ;
  • vérification de l’intégrité du document et de ses versions.

Ce que signifie la combinaison des preuves

Chaque couche dépend de la modalité choisie, de la disponibilité technique, de la politique applicable et, si nécessaire, d’un prestataire contracté et techniquement validé. L’utilisation de deux codes, par exemple, ne transforme pas automatiquement une signature en signature avancée.

Une signature sans certificat ICP-Brasil n’est pas une signature électronique qualifiée. Sa force probante découle des preuves effectivement recueillies, de l’intégrité démontrable, de la relation entre les parties et des circonstances du cas concret.

Identification

La biométrie exige des contrôles propres

Lorsque cette modalité est adoptée

Les flux biométriques pourront comprendre une validation documentaire, un selfie, une détection de présence, une comparaison faciale, des scores techniques et des procédures de révision. La composition exacte dépendra du prestataire, de la finalité et de la politique définie pour l’opération.

La biométrie ne doit pas être considérée comme infaillible. Les faux positifs, faux négatifs, la qualité de capture et les conditions environnementales doivent être pris en compte, avec un mécanisme de révision si nécessaire.

Donnée personnelle sensible

Les données biométriques liées à une personne physique sont des données personnelles sensibles. L’adoption de cette ressource exige une analyse de la nécessité, de l’adéquation, de la proportionnalité, des risques, de la sécurité, de la transparence, de la conservation et des droits de la personne concernée. Il serait incorrect de présumer que seul un « résultat » sera conservé : l’architecture finale et le prestataire peuvent impliquer des images, documents, modèles, scores et enregistrements de révision.

Taxonomie juridique

Signature simple, avancée et qualifiée

La loi brésilienne nº 14.063/2020 classe les signatures électroniques en trois niveaux pour les finalités qu’elle prévoit. Cette taxonomie aide également à expliquer les différences techniques, mais l’admissibilité d’une signature dans une opération concrète dépend de la législation applicable, du destinataire et des exigences de l’acte.

NiveauCaractéristiquesExigences essentiellesMode de validation
SimplePermet d’identifier le signataire et d’associer des données électroniques à d’autres données électroniques qu’il utilise pour signer.Identification et association des données à l’acte électronique, dans le respect des règles applicables à l’opération.Examen du mécanisme utilisé, du contexte et des preuves disponibles.
AvancéeExige une association univoque au signataire, un niveau élevé de confiance dans le contrôle des données de création et la possibilité de détecter une modification ultérieure des données associées.L’ensemble technique doit satisfaire aux caractéristiques légales ; plusieurs canaux d’authentification ne suffisent pas, à eux seuls, à la qualification.Vérification des preuves d’auteur, de contrôle, d’intégrité et de lien avec le signataire.
QualifiéeUtilise un certificat numérique dans le cadre d’ICP-Brasil.Utilisation d’un certificat numérique dans le cadre d’ICP-Brasil, conformément aux exigences techniques et réglementaires applicables.Validation cryptographique, chaîne de certification, statut de révocation, politique de signature et autres exigences ICP-Brasil applicables.

Ce qu’une signature qualifiée ne résout pas à elle seule

Selon l’art. 10, §1º, de la Mesure provisoire brésilienne nº 2.200-2/2001, les documents produits au moyen d’un processus de certification mis à disposition par ICP-Brasil bénéficient d’une présomption relative aux déclarations attribuées aux signataires. Cette présomption ne prouve pas automatiquement la véracité matérielle de toutes les déclarations, ne corrige pas l’incapacité, un objet illicite ou un vice du consentement, ne dispense pas d’une forme spéciale exigée par la loi, ne garantit pas l’acceptation automatique dans tout système et ne transforme pas, à elle seule, tout document en titre exécutoire.

ICP-Brasil

Signature qualifiée et Cachet Électronique

L’architecture RPSIGN prévoit une future intégration avec les mécanismes ICP-Brasil, en respectant la distinction entre la signature personnelle du signataire et le cachet électronique délivré à une personne morale.

Signature qualifiée du signataire

Une fois l’intégration réalisée, chaque signataire utilisera son propre certificat ICP-Brasil. La conception d’interopérabilité tient compte des certificats A1 en fichier/logiciel pendant la période réglementaire de transition, des certificats A3/A4 destinés aux personnes physiques sur token, carte à puce ou autre modalité admise par ICP-Brasil, des certificats conservés dans le cloud lorsqu’ils sont admis par ICP-Brasil et le prestataire contracté, ainsi que de la signature PAdES-ICP-Brasil pour les documents PDF.

La validation devra tenir compte de la chaîne de certification, du statut de révocation, de la politique de signature et, lorsqu’il est souscrit, de l’horodatage émis par une Autorité d’Horodatage accréditée. La compatibilité devra également être vérifiée via le service VALIDAR de l’ITI.

Cachet Électronique ICP-Brasil

Le Cachet Électronique est destiné aux personnes morales et vise à prouver l’origine et l’intégrité des documents électroniques liés à l’organisation. Il ne représente ni une signature personnelle ni une manifestation de volonté d’une personne physique.

Les documents, certificats de preuve ou rapports produits automatiquement par la plateforme pourront, lorsque l’intégration sera adoptée, utiliser un Cachet Électronique ICP-Brasil afin de renforcer la preuve de l’origine organisationnelle et de l’intégrité.

Transition réglementaire ICP-Brasil

Selon la réglementation et les orientations actuellement publiées par l’ITI, les certificats A1 peuvent être utilisés jusqu’au 2 mars 2029. À compter du 3 mars 2029, les types A1, A2 et S1 à S4 cessent d’être utilisables. Les certificats de signature A3 et A4 sont réservés aux personnes physiques, tandis que les certificats de Cachet Électronique logiciel (SE-S) et matériel (SE-H) sont destinés aux personnes morales.

Consulter les orientations du Comité de gestion ICP-Brasil auprès de l’ITI

Termes à ne pas confondre

Preuves de la plateforme, certificat numérique et cachet

TermeFinalitéLimites
Certificat de Conclusion RPSIGNDocument de preuve prévu pour réunir les informations techniques du flux achevé, selon la modalité et les contrôles effectivement utilisés.Ce n’est ni un certificat numérique ICP-Brasil, ni une légalisation notariale de signature, ni une authentification notariale, ni une preuve automatique de la vérité matérielle des déclarations.
Rapport d’Audit RPSIGNRapport technique prévu pour réunir les événements, preuves et vérifications disponibles dans le flux.Ce n’est pas un audit indépendant, ni une authentification notariale, ni, à lui seul, un horodatage délivré par une Autorité d’Horodatage accréditée.
Signature électronique sans ICP-BrasilModalité fondée sur des données et preuves électroniques d’auteur, de manifestation de volonté et d’intégrité, selon les moyens effectivement employés.Ce n’est pas une signature qualifiée ICP-Brasil et elle ne bénéficie pas automatiquement de la présomption prévue à l’art. 10, §1º, de la Mesure provisoire nº 2.200-2/2001.
Signature électronique qualifiéeSignature utilisant un certificat numérique dans le cadre d’ICP-Brasil.L’intégration avec les certificats et composants de signature ICP-Brasil dépend d’une mise en œuvre, d’une interopérabilité et d’une validation technique appropriées.
Cachet Électronique ICP-BrasilCertificat destiné à une personne morale afin de prouver l’origine et l’intégrité d’un document électronique.Il ne constitue pas la signature personnelle du représentant et ne remplace pas la manifestation de volonté d’une personne physique lorsque celle-ci est juridiquement nécessaire.
Vérification

Deux niveaux de validation

Validation indépendante ICP-Brasil

Lorsqu’une signature ICP-Brasil est présente, la validation doit être indépendante de l’interface RPSIGN et tenir compte du format de signature, notamment PAdES pour PDF, de la chaîne du certificat, du statut de révocation, de la politique de signature et de l’horodatage lorsqu’il existe.

Le service VALIDAR de l’ITI est une référence publique pour vérifier les signatures électroniques compatibles.

Accéder à VALIDAR/ITI

Validation RPSIGN

L’architecture prévoit une vérification propre par code, QR Code ou téléchargement du PDF, avec recalcul du hash, comparaison avec le document enregistré, vérification du ledger et, lorsqu’un ancrage externe est opérationnel, contrôle du checkpoint correspondant.

La validation de la signature et de l’intégrité démontre des aspects techniques du document et du flux ; elle ne prouve pas, à elle seule, la véracité matérielle de toutes les déclarations contenues dans le document.

Confidentialité

Protection des données et responsabilités

RPSIGN adopte comme critères de conception la finalité, l’adéquation, la nécessité, la minimisation, la sécurité, la transparence, le contrôle d’accès, une conservation définie et l’exercice des droits de la personne concernée. Les responsabilités du responsable du traitement et du sous-traitant doivent être déterminées en fonction de l’opération concrète et de la relation entre l’organisation utilisatrice, la plateforme et les éventuels prestataires.

Des données telles que l’adresse IP, les informations sur l’appareil et la géolocalisation ne doivent être recueillies que lorsqu’elles sont prévues pour la modalité, techniquement disponibles, nécessaires à la finalité et traitées conformément à la politique applicable. La géolocalisation dépend également des autorisations et capacités de l’appareil.

Voir la page Confidentialité

Biométrie et art. 11 de la LGPD

Les données biométriques sont des données personnelles sensibles. L’hypothèse de l’art. 11, II, « g », de la LGPD peut s’appliquer à la prévention de la fraude et à la sécurité de la personne concernée dans les processus d’identification et d’authentification, à condition que les exigences légales soient réunies dans l’opération concrète et que les droits et libertés fondamentaux de la personne concernée soient préservés. Cette base juridique ne doit pas être considérée comme automatique.

L’ANPD maintient les données biométriques parmi les thèmes pertinents de son agenda réglementaire et souligne les risques spécifiques associés à la biométrie et à la reconnaissance faciale.

Consulter l’Agenda réglementaire de l’ANPD

Sources officielles et révision technique

Cette page utilise comme références réglementaires et techniques le Portail de législation de la Présidence de la République du Brésil, l’Institut national des technologies de l’information (ITI), le service VALIDAR/ITI et l’Autorité nationale brésilienne de protection des données (ANPD).

Dernière révision technique et réglementaire : 17 août 2026.

Ces informations sont de nature institutionnelle et explicative. La validité, l’admissibilité, la forme requise et la force probante d’un document dépendent de la législation applicable, du contenu de l’acte, de la modalité de signature effectivement utilisée, des preuves disponibles et, le cas échéant, de l’appréciation du destinataire ou du pouvoir judiciaire.